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Sculpter l’avenir dans l’ombre !

Cela semble une très belle illustration de l’état d’esprit du Général de Gaulle le 18 juin 1940, quand il prononce son appel, depuis Londres. Etat d’esprit caractérisé par l’abnégation, la résistance, l’engagement. Très éloigné du renoncement, de la perte de souveraineté nationale, de l’infamie, du gâchis, qu’allait être la signature de l’armistice avec les Allemands, par le maréchal Pétain quelques jours plus tard. Au milieu des cendres d’un pays dépossédé de lui-même une voix a dicté l’histoire. Bien sur ils étaient très peu nombreux au début. Bien sur ces résistants, ces maquisards, ces héros ont été victimes de bien des exactions, ont partagé bien des drames. Et après la guerre il en fallu encore du caractère. Pour que la France puisse au regard de l’histoire, aux cotés des autres pays vainqueurs, gérer une partie de l’Allemagne vaincue. Pour que la France obtienne un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU. Pour créer le GPRF afin d’anticiper le gouvernement du pays. Pour créer la Sécurité Sociale, avec cet objectif de protection et de solidarité. Pour claquer la porte aussi à la création de la quatrième République, ou lors du désaveu que lui infligèrent les Français en 1969. Pour doter la France de l’arme de la dissuasion atomique. Et pour revenir au chevet du pays en 1958, passer à la cinquième République, faire adopter l’élection au suffrage universel direct du Président de la République. Car le Gaullisme c’est cette idée que la France est au-dessus de tout. Et qu’il faut toujours en revenir au peuple.
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