Il y avait foule pour commémorer le 8 mai 1945, 80 -ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale. Alors certes le cérémonial était comme à l’accoutumée au cordeau. La solennité au rendez-vous. Mais pour se mettre dans l’esprit de l’époque la manifestation ne pouvait être que joyeuse, voire festive, et renforcée par des témoignages. Comme l’a souligné Guy Lauret maire de Vendargues « après 6 années de privations l’espoir renaissait. Celui de la fin des combats mais également du retour des prisonniers de guerres, des résistants, du voisin juif… » Preuve en était le drapeau distribué à tous les participants. Les véhicules de l’époque sortis pour l’occasion. La chorale qui a merveilleusement interprété Marseillaise et Chant des Marais. Les tenues historiques arborées par certaines. L’intervention de madame Nuris adolescente en ces années-là conclue par un « notre France est belle et la vie aussi » tout en émotion, qui restera en mémoire. Celle de Jacques Darricarrere relatant les deux canons récupérés pendant la débâcle par des jeunes Vendarguois, hélas tous décédés. La reconstitution par les enfants du CMJ de la signature de l’acte de capitulation de l’Allemagne. La lecture de l’ordre du jour du général De Lattre de Tassigny. Et cet enjeu qui va encore perdurer longtemps à Vendargues, tant les habitants sont attachés aux commémorations, au devoir de mémoire afin de se souvenir du sacrifice d’une génération pour notre liberté, dont « les rayons de la gloire ont fait resplendir nos drapeaux » comme l’a souligné le premier magistrat. Et à journée extraordinaire, inauguration mémorable. Comme celle « de la stèle au sein de la retonde du souvenir des 19 prisonniers de guerre recensés à Vendargues, en présence des familles, eux à qui rien n’a été épargné, eux qui après avoir pris les armes pour défendre la patrie, ont connu l’humiliation de la signature de l’armistice dans le wagon de Rethondes le 22 juin 1940. Eux qui ont été d’une certaine manière déportée en Allemagne comme esclaves de l’outil de guerre nazi » a conclu le premier édile. Mais leurs actions pour ralentir la production, pour saboter les machines ont pesé sur la fin de la guerre. Et ont fait d’eux de véritables héros, à l’image des soldats ou autres résistants. Cette très riche cérémonie s’est conclue par la remise à Bernard Bonnafy de la médaille de la ville, faisant ainsi du Président de Mémoire de Vendargues, l’organisateur de toutes les cérémonies, un citoyen d’honneur de la commune. « Organisées de main de maître, ciselées, à la tenue et la rigueur parfaite, participatives, elles sont à l’image de la carrière professionnelle exemplaire et de la personnalité de Bernard. Cette médaille haute en symboles est entre de bonnes mains, celles de l’excellence civique et de l’engagement citoyen irréprochable » a conclu Guy Lauret. Et la tradition du Bleuet me direz-vous : un nouveau record a été battu par les enfants du Conseil Municipal des Jeunes cher à Bérangère Vallès, dans leur collecte, à savoir la somme de 290 euros. Il était alors grand temps d’écouter les musiques de l’époque – quand on vous dit cérémonie exceptionnelle – et de partager le verre de l’amitié amplement mérité.