« Les Journées du patrimoine sont l’expression vivante du creuset républicain », comme le dit la citation. À Vendargues, cette maxime prend tout son sens : des hommes et des femmes, présents ou disparus, ont œuvré, participé ou suivi le patrimoine communal. Et d’autres continuent à le faire vivre.
C’était là le thème choisi par Pascale Lock, première adjointe, et Bernard Bonnafy, président de Mémoire de Vendargues, pour illustrer cette manifestation nationale du 20 septembre : une balade entre les différentes stèles. En calèche. À vélo. Ou à pied, comme l’a souhaité Cyril Bonnissel, acteur du développement durable, avec un arrêt rue des Porches pour admirer sa végétalisation et devant la couverture photovoltaïque du plateau sportif.
Mais rembobinons. Le départ a été donné des arènes municipales Roger-Itier, avec la présentation des stèles de Folco de Baroncelli et de Guy Chaptal, au travers des interventions de Bernard et de Simone, à grand renfort d’anecdotes.
En suivant, étape sur la place où Guy Lauret, maire de Vendargues, est revenu sur les 31 années d’actions en ce domaine de Pierre Dudieuzère : la rénovation des bâtiments, mais également de l’espace Cadoule, et toutes les actions ayant pour cadre l’église, le presbytère ou les croix disséminées sur la commune. Sur le devoir de mémoire collectif, pour assurer une certaine continuité avec les sites dédiés aux différents maires — Guillaume Dides, Léopold Olivier, Pierre Dudieuzère et bientôt Jean Chalier —, et sur tout ce qui a trait aux traditions : les arènes Roger-Itier, le lien avec le Cercle occitan, l’aide municipale pour Total Festum, le très bel ouvrage sur Paul-Luc Sabatier, ou encore les plaques de rues en occitan.
Et enfin, le devoir de mémoire à connotation locale, avec la mise à l’honneur de personnalités très investies au niveau associatif, solidaire ou professionnel : Philippe Beretti, Gilbert Hermet, Jean Teissier, Marie Rouanet, Michel Granier, Paul Pouget, Louis Nespoulous, Jean-Pierre Tabart…
Dans la foulée, direction la stèle en hommage au maire Léopold Olivier, en fonction de 1944 à 1977, avec la présentation faite par sa fille Simone. Puis celle de Frédéric Mistral, qui reçut le prix Nobel de littérature en 1904, commentée par Bernard Bonnafy et Serge Nuris, avant de conclure en reprenant la Coupo Santo !