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C’était il y a 72 ans !

Cette Toussaint Rouge a marqué le début de la guerre d’Algérie qui, huit ans durant, allait être, pour les rapatriés et les harkis, synonyme de violences, d’exactions en tous genres et de drames humains.
 
Un nouvel anniversaire de recueillement et une « nouvelle symbolique en mémoire de celles et ceux que nous avons laissés derrière nous lorsque nous avons quitté notre terre natale, dans des cimetières qui, eux aussi, ont subi les affres du non-respect », pour le président de l’ADN, Raymond Harel, qui a fait déposer des lumignons devant le monument érigé par ses prédécesseurs au cœur du cimetière.
 
Pour Guy Lauret, maire de Vendargues : « Votre mémoire est restée la même au fil des ans. Intacte. Toujours douloureuse, jamais sélective. » Se souvenir, c’est penser à ces 130 ans de présence. À ces huit ans de déchirement. Et parfois aux difficultés rencontrées lors de l’arrivée en Métropole.
 
« Le devoir de mémoire, c’est l’apanage des gens responsables et civilisés. L’apanage de celles et ceux meurtris par la perte d’un proche. L’apanage de celles et ceux qui ont construit quelque chose et qui l’ont abandonné, contraints et forcés », a conclu le premier magistrat, en présence de Jérémy Garcia, Max Rascalou et Jean-Claude Salas, élus de Vendargues.
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