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Un conflit pas si lointain que cela.

C’était il y a quelques décennies, de l’autre côté de la méditerranée, en Algérie, en Tunisie et au Maroc. Des années de guerre. Des populations civiles ciblées délibérément et victimes des pires atrocités. Comme l’a dit Raymond Harel Président d’ADN « le devoir de mémoire est la sentinelle de l’oubli, et il faut transmettre afin de ne jamais oublier notre passé, notre histoire ». Il aurait pu ajouter, l’oubli c’est mourir une seconde fois. Pour Guy Lauret Maire de Vendargues « s’il y a onze journées annuelles de commémoration, celle du 5 décembre est très prégnante car de nombreux témoins et victimes de l’époque sont présents, marqués à jamais dans leur chair et dans leur mémoire. Le devoir de mémoire prend une autre tournure le 5 décembre 2002, date à laquelle Jacques Chirac Président de la République inaugure le mémorial national sur les quais de la scène ». En reconnaissant les victimes. En s’assumant. En arrêtant de s’excuser. En rendant hommage à celles et ceux tombés après le 19 mars. « Et grâce au travail acharné des associations mémorielles, auxquelles vous appartenez chers amis rapatriés, dès 2010 des victimes civiles ont aussi trouvé toute leur place sur ce mémorial » a conclu le premier magistrat.
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